Le Mariage Chrétien
Le Mariage chrétien
Le Prête n’est pas un homme marié. Il ne connaît pas le mariage.
Pourquoi parle-t-il du mariage ? Au point de faire une doctrine avant le mariage aux futurs époux chrétiens ?
Voici le sujet sur lequel nous avons commencé un échange, mais faute de temps nous avons dû nous séparer pour d’autres urgences. Heureusement comme je disais il y a internet par le biais duquel nous pouvons continuer à tête reposée cet échange si tu es bien d’accord !
En effet comme je disais le prêtre n’enseigne pas la vie en mariage. Que ce soit à la doctrine qu’il donne aux futurs époux, au confessionnal, en conseil et à toute autre opportunité, il n’enseigne pas ce qu’il ne connaît pas bien sûr.
Son rôle est d’expliquer le bien fondé de la position du Magistère sur « le mariage chrétien ». Il s’adresse d’abord en la matière aux gens qui ont la Foi, l’Espérance et le désir d’être charitable dans leur vie. C’est la porte d’entrée à tout ce qu’il va dire. Car il n’y a pas de preuve de Dieu, mais des raisons de croire, des raisons d’espérer, des raisons de charité. Nous croyons parce que nous avons eu à un moment confiance à une personne qui nous a rapporté des événements et ses propres raisons de croire. Et ce depuis les proches de Jésus le Christ, jusqu’à nos jours et pour la suite des siècles.
Ce préalable posé, le prêtre dit en substance :
Vous avez une idée, une pratique, une coutume de la vie et des relations que peuvent entretenir les hommes et les femmes depuis que les sociétés existent.
Voici ce que le Magistère a sorti par interprétation des écritures, Ancien et Nouveau testament :
Depuis que Jésus est venu nous prendre par la main, tout a changé. La peur est passée du cœur de l’HOMME, dans le camp des puissances de mal.
L’homme n’est plus seul, la femme n’est pas la moitié de l’homme. Tout Homme est complet, comme Dieu lui-même.
S’ils s’attirent alors pour leur bonheur ils peuvent s’unir dans une alliance avec la Bénédictin de Dieu, mais à certaines conditions :
Les 4 piliers
du mariage chrétien.
1. La liberté lors de l’engagement des époux
Commentaire: pas de mariage par intérêt d’aucun genre, ni matériel ni spirituel, même pour ne pas être seul, ni « pour baiser moins cher »(ceci s’applique surtout à nous les hommes). On choisit d’aimer quelqu’un parce qu’on veut le rendre heureux, point. A cause de ce plan d’amour, l’Esprit Saint lui-même se charge de réaliser les souhaits des époux malgré les entraves des esprits jaloux qui n’auront de cesse de s’opposer au bien du couple.
2. La Fidélité : aimer fidèlement pendant la vie conjugale
Commentaire : Il est clair que si l’union n’est pas libre on ne peut pas aimer fidèlement. En revanche, la première condition respectée, cette deuxième suit facilement. On n’épouse pas son ennemi.
3. L’indissolubilité : le sacrement est irréversible sauf cas de déclaration de nullité.
Commentaire : pas de mariage à l’essai, nul n’a le droit de perdre le temps à l’autre. Le péché existe, mai son remède c’est le cœur contrit, il faut savoir se laisser corriger, en ayant mal d’avoir fait mal. C’est le vrai sacrifice qui plait à Dieu, ce cœur brisé par le regret d’avoir été la cause d’une blessure. Le péché étant essentiellement toute blessure infligée à l’une des 4 liens suivante : L’homme avec lui-même (s’aimer soi-même), l’homme avec Dieu (Foi et Espérance), l’homme avec son prochain (lien de charité, épreuve et preuve du 2ème lien), lien avec son environnement (lien écologique pour parler moderne !)
4. La procréation : les époux doivent être ouverts à la vie, pour que l’union soit féconde.
Commentaire : pas de condom, afin que si Dieu décide de donner l’enfant, que notre volonté ne s’y oppose pas, car il respectera notre vouloir ! Régulation de naissances possible pour cause de parenté responsable, mais sans moyen artificiel, afin d’exercer la chasteté des époux qui est spirituellement très féconde et édifiante.
Si l’un manque le mariage échoue.
Si l’un manque aussi on est dans un cas de nullité du sacrement de mariage.
Une illustration des genres de passages des écritures qui permet au magistère de fixer un tel idéal par exemple cet extrait de Saint Paul où il compare l’alliance entre un homme et une femme à l’alliance qui lie Jésus à l’Assemblé des croyant mais pécheurs au cœur contrit qu’on appelle « l’ Eglise ».
2ème lecture : Le grand mystère du Christ, époux de son Église - Ep 5, 21-32
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Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Frères,par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ;les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l'Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! Si l'Église se soumet au Christ, qu'il en soit toujours de même pour les femmes à l'égard de leur mari.
Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ;il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ;il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable. C'est comme cela que le mari doit aimer sa femme : comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime soi-même. Jamais personne n'a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin.
C'est ce que fait le Christ pour l'Église, parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l'Écriture : A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ce mystère est grand : je le dis en pensant au Christ et à l'Église.
Tu vois qu’un tel idéal est colossal et nécessite une bonne explication de ses raisons ! Aucune société humaine ne concevait une alliance entre Homme et femme de cette manière si libérant avant le Christianisme. Homme et Femme sont égaux, libres. Seul ou à deux, il (s) pilote (nt) leur vie avec un guidon dont un côté s’appelle la volonté et l’autre la raison. Au Ciel on ne se marrie pas. Le mariage est une débrouillardise comme les autres arrangements humains dont le but ultime est de nous rendre heureux, mais sans que notre plaisir et les joies terrestres, ni les souffrances éventuelles obtenues ne nous égarent loin de l’intimité avec Dieu. Tu vois personne, ni même Dieu ne peut nous enseigner comment vivre notre mariage ! Le Conseiller s’adresse toujours à une liberté : s’il est sincère (et Dieu l’est), alors il est Seigneur dans la mesure où il ne nous commande que pour notre vrai bien, tout étant bien considéré et pris en compte ! Dieu ne sait pas ce que notre liberté souhaite, mais il sait ce que notre liberté peut nous causer comme mal. Le bonheur qu’il nous promet c’est que au paradis, notre liberté ne pourra plus nous causer aucun mal.C’est pour ça qu’il nous prescrit la patience qui seule nous met à l’abri du Jaloux qui n’a de cesse de profiter de notre liberté pour nous mentir en vu de nous tromper et barrer le chemin de l’intimité entre Notre Père et Nous.
Plutard, les prêtres confesseurs et les conseillers conjugaux sont comme des régulateurs qui mesurent le degré d’atteinte des buts fixés, calculent la différence avec l’idéal et de cette différence fabriquent à la lumière de l’Esprit Saint, les actions correctives à mener pour tendre de plus en plus vers l’idéal. Le but ultime étant de maintenir toujours ses yeux rivés dans la direction de la recherche de Dieu, afin de ne pas manquer la venue de Notre Sauveur qui nous a dit de l’attendre dans la patience, mais dans la vigilance ! (Veillez et priez car nul ne sait l’heure …)
Je terminerai donc par ce morceau de poésie chanté en prière par le croyant
« … Puisque tu nous annonces ton retour Seigneur, Nous t’offrons notre patience… ».
Sipigo Joachim
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