jeudi 7 mai 2009

Débat au Club Leclerc 74

Débats au Club Leclerc74
Pour approfondir les idées et débats que nous avons eu, je propose à la critique du club cette petite chronique que notre réunion m'a inspirée.

Notre joie pour le choix porté par le peuple majoritairement blanc des U.S.A sur OBAMA est aussi motivée par le fait que nous partageons avec lui la rage de voir la main secourante de l'ETAT dernière chaque citoyen nécessiteux, le respect de la chose publique, les actions pour le bien commun.
C'était l'occasion de nous rappeler les paroles du grand philosophe noir américain James Baldwin qui disait en substance: … « on ne peut nier la valeur humaine à quelqu'un sans voir sa propre valeur diminuer… » « …le noir n'a plus rien à démontrer à quiconque sinon à soi-même! »
Wole Soyinka le grand écrivain Nigérian, répondant à la négritude disait: « Le tigre ne chante pas sa trigritude, il saute sur sa proie et la mange! »
Ainsi le combat intellectuel pour l'émancipation des noirs est passé par les hommes qui clamaient la négritude (comme Senghor, Césaire) puis par ceux qui enseignaient la « tigritude, jusqu'au Président OBAMA Barack qui incarne ce rêve des Wole Soyinka, des Cheik ANTA DIOP et bien d'autres à savoir: l'Homme noir est désormais non seulement conscient, mais aussi debout, face à l'histoire du monde.
Quand Flavien s'est étonné que même le socialiste SIPIGO a tant apprécié un capitaliste, celui-ci a répondu que le chrétien n'a pas de préférence pour un système politique, mais fait attention à ce qu'on fait dans ce système!
A cet égard, nous avons tous vécu et fréquenté dans le « libéralisme planifié », qui était déjà une synthèse du libéralisme sans borne, régulé par le seul marché et de la planification complète proposée par les communistes et vécue en U.R.S.S en Chine et en Corée du nord pour ne citer que ces exemples. Les faits aujourd'hui donnent complètement raison aux idéologues politiques camerounais qui ont fondé cette nation, puisque sous nos yeux tous les pays capitalistes imposent la régulation économique, principalement en prêtant l'argent du contribuable (riche ou pauvre) aux banques qui n'ont aucun moyen formel de prêter aux pauvres! D'autres prennent des parts obligatoirement dans le capital des banques pour éviter leur faillite et le manque de confiance des épargnants, quand ce n'est pas la nationalisation!
Le Journal « NEWSWEEK a même titré cette semaine que le capitalisme donne la main au socialisme avec une image très évocatrice d'une main noire serrant une main rouge dans une bonne poignée!
Pour renforcer cette idée que le monde bien pensant est en retard par rapport à l'intelligence politique et économique de chez nous, je suggère à ceux qui le peuvent de lire l'ouvrage MONNAIE ET SERVITUDE de notre défunt compatriote TCHOUNDJIANG POUEMI pour voir comment après avoir fait une critique de la banque mondiale et du système monétaire international il a littéralement prédit ce qui arrive aujourd'hui dans les économies capitalistes.
Aujourd'hui ils en sont encore à la régulation, si ça ne donne pas les fruits escomptés, ils vont sans doute penser à la planification globale de l'économie capitaliste (ou du libéralisme si l'on veut!)... Mais nous savons que tous les peuples des sans voix du monde (alter-monidalistes et assimilés) appellent de tout leur voeux un forme inculturée du libéralisme et ce sera quoi sinon le libéralisme communautaire?
 Quand a été publié l'ouvrage intitulé « pour le libéralisme communautaire », tous les esprits avertis ont constaté que c'est la suite logique et une évolution du « libéralisme planifié » mais inculturé dans nos traditions! Qui dirait mieux dans notre contexte?
Cette idéologie là, pour ces années 1985 était un puissant moteur qui a poussé tout africain épris de développement réel à s'engager sans se retourner pour rendre notre environnement et notre qualité de vie plus digne de l'Homme.
Au demeurant, les communistes ont tué pour qu'on ne tue plus, mais le chrétien sait qu'aucun homme sérieux et sincère ne peut prétendre se passer de cette patience qui est celle même de Dieu, qui laisse vivre les bons et les méchants et regarde avec une grande joie l'amélioration volontaire de tout homme qui se laisse corriger.
Le secrétaire J. SIPGO

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