Il y a une langue bamiléké unique: le laalihh
L’écriture du laaliih
La racine de toutes les langues bantous
parlés dans la région des haut plateaux
de l’ouest du cameroun
INTRODUCTION
On a, en première estimation pensé que les peuples nègres d’Afrique en général n’avait pas d’écriture.
Mais trente années de recherches effectuées dans le domaine du parlé des populations d’un petit village situé sur le haut plateau de l’Ouest-Cameroun appellé officiellement Bayangam effectuée par l’ABBE Boniface BOUOPDA ont démontré que tout dépend de ce l’on appelle écriture!
En effet dans le parler YAGAM, écriture se dit VEH et art se dit aussi VEH.
L’art était déjà l’écriture ! Point n’était besoin de réinventer ce qui existe. L’artisan fait une œuvre qui sera lue et interprétée pour renseigner. Tout œuvre d’art, tout ouvrage d’art est une donnée, c’est-à-dire un signe qui peut renseigner si on l’interprète. C’est donc aussi une invitation à qui veut agir, de le faire à la perfection car le résultat de tout ouvrage sera indélébile, susceptible d’être « lu ». On parle en action. Dans ce parlé, Action et Parole viennent en même temps dans l’esprit, le résultat de l’action étant l’épreuve et la preuve de la parole.
Le terme BAYANGAM , est la prononciation hérité des colons français. Il devrait être prononcé PAYOGAM, ce qui littéralement veut dire « les gens qui ont vu les crickets.
En effet le lieu rebaptisé YOGAM s’appelait GUENG PSTE car c’était une région qui se distinguait par ses kolatiers. Il était donc connu comme une importante source d’approvisionnement pour la Kola qui devait se vendre dans des contrées plus lointaines.
PA YOGAM désigne dont les habitants de YOGAM depuis qu’une invasion de sauterelles a eu lieu et a dévasté les récoltes, plongeant le village dans une grande famine. On raconte que les gens faisaient des brochettes de sauterelles et séchaient pour conserver comme source de protéines.
Vue la stabilité géologique de cette région, il ne serait pas étonnant que l’homme ait habité cette région dès l’extinction des volcans qui ont façonné les haut plateaux de toute la région, après que les matériaux volcaniques et généré un sol fertile propice aux plantes et donc à l’agriculture. Ceci laisse supposer que les hommes vives sur le sol de BAYANGAM depuis très longtemps, au moins quelques dizaines de milliers d’années. Cette terre a aussi dû être un lieu de très grands métissage des populations. On peut en juger par les différentes morphologies et de les couleurs de peau ses habitants. (Il y a des gens très grands de taille, des gens très petits, aussi, des gens très noirs, des gens très clairs, des gens moyens sur tout pont de vue …)
Il ne serait donc pas étonnant que les différents groupes humains qui ont colonisé cet endroit soient venus chacun avec ses eus et coutumes, avec le principal outil d’expression de ces acquis qui est leur langue parlée. Le parlé observé à l’arrivée des colons européens est donc déjà un parlé enrichis des apports des différents peuples qui volontairement ou par nécessité vitale se sont accordés à vivre ensembles et partager les mêmes manières de cultive la vie humaine. Ils ont érigé un système de culture pour leur survie et leur maintien. Un parlé a servi à coder leur vision du monde, leur système de maîtrise de l’environnement et de la vie, leur système de dressage, d’éducation et de formation, leur système de gestion des affaires du peuple, leur système de gouvernement des peuples.
Le problème actuel : comment unifier la langue et les cœurs ?
La colonisation a renversé les valeurs culturelles de chez nous. Ce n’est pas un phénomène propre ici. Il est logique que pour dominer un peuple ont doive décapiter la culture locale qui est la source potentielle de toute régénération et de rébellion potentielle. Les systèmes de survie et de maintient automatiques qui étaient produits par la culture indigène sont démantelés. Pourtant les gens doivent toujours vivre maintenant que le colon est parti. Comment vivre sans cultures, ou bien avec des réminiscences vagues que certains possèdent encore de ce qui a été un système stable et viable ?
Maintenant que la Terre n’est pus à conquérir mais à habiter, il est opportun de se souvenir que des gens savaient déjà habiter la terre, parce que leur ère de conquête avait atteint la limite de leurs possibilités d’alors. Les Yogam sont de ceux là. Leur sagesse de vie devrait être codée dans ce système culturel que la colonisation a renversé. Nous somme à la quête de cette sagesse. Heureusement, elle peut se régénérer à partir du parlé Yogam. Notre ambition est donc de relever la roue de l’histoire qui avait été renversée chez nous par le choc de nos cultures contre une autre civilisation plus forte. Cette roue, si elle est relevée, se remettra à tourner et nos systèmes culturels recommencerons à produire des fruits dignes d’une civilisation vivante à savoir : Exploration de l’environnement pour remarquer les ressources, Imagination créatrice pour constituer l’entreprise qui va faire la bonne exploitation de ces ressources en vue de produire des richesses. Notre ambition est donc de régénérer la culture humaniste de chez nous à partir de ce qui reste du parlé de chez nous.
Les recherches de l’ABBE Boniface BOUOPDA l’on amené à trouver une désignation commune à tout le parlé des peuples des hauts plateaux de l’ouest Cameroun : le laaliih. D’après lui, ce que tous remarquent comme similitude dans les coutumes, la tradition et même l’agir chez tous ces peuples, n’est par un fruit du hasard. Il existe une langue unique pour tous ces peuples. C’est le laaliih, décliné en plusieurs parlés.
La formidable découverte de l’ABBE Boniface c’est que si ont trouvait un écrit cohérent du laaliih, alors le même système d’écriture permettrait à un tout un chacun de devenir un laliihphone, de sorte à lire et à comprendre tout texte écrit en tout dialecte laaliih écrit selon ce système. Par exemple, le bayangam lirait un te texte en bafang ou en bamoun ou en bali ou en dschang et le comprendra seulement parce qu’il est lettré en laaliih. C’est donc à cet écrit du laaliih qu’il s’atèle et a déjà obtenu des résultats très probants qui confirment la justesse de la démarche.
Si on veut que l’écriture soit un outil catholique et non un outil aux mains des hommes d’art, il faut qu’il soit fait par tout un chacun, sans érudition artistique ou culturelle. Elle doit déterminer ce qu’elle code de manière univoque. L’ABBE a choisi d’utiliser le même alphabet latin qui est d’usage pour le français et non l’alphabet phonétique international. De plus, il a éliminé les accents complexes utilisés par ceux qui écrive le « ghomala’ », rendant l’écriture facilement mécanisable. Il introduit de ce fait même une nouvelle méthode, qui permet de retrouver théoriquement les mots de même signification dans les parlées laalihh, sans expérience aucune. Dans ce processus on découvre la manière donc les mots on évolué et même à partir de quelles racines ! On a découvert dans certains cas que ce processus pourrait conduire à trouver le système d’unification de toutes les langues dites bantous (« PA THOUE » peut-être parce qu’il font le culte du crâne !) et même l’influence de la langue des juifs sur nos langues. Poussé sur la plan théorique, ces recherchent pourrait montrer comment les langues ont évolué depuis les premières société humaines en Afrique de l’est jusqu’à la multiplicité et diversité des parlés humain d’aujourd’hui sur toute la planète !
Le but final serait de créer le corpus lexical et grammatical du laaliih, de l’enseigner afin qu’il entre en usage le plutôt possible. La méthode devrait rendre l’apprenti lettré à la fin même de son alphabétisation !
Si le laaliih est écrit, l'impropriété des termes et la confusion des idées que l’on peut constater dans les différents écrits des « ghomala’ » bantous fera place à un outil qui par sa démarche éclairée et méthodique, la pensée s'exprimant facilement, formera un caractère de raison et de probité qui provoquera un réveil cultuelle général des peuples au parlé laaliih, comparable à la renaissance en Europe à la fin du « moyen âge » : Il y aura une contribution africaine à la théologie, à l’éducation et à la culture humaniste du monde, une contribution africaine à la philosophie et à la science et à leurs retombés, que sont les arts, les techniques et les métiers, avec l’accès corollaire de tout un chacun à l’univers du savoir et à la joie de cesser d’ignorer.
Il s’agit de provoquer la révolution culturelle qui va améliorer le sort de l'espèce humaine de chez nous. C’est un impératif écologique.
Grâce au réveil de l’unification de la langue laaliih, notre langue et nos cœurs seront à l'unisson. C’est ainsi que se bâtissent les nations viables.
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