Comprendre la fête de travail
« … Le travail n’est pas seulement la transformation d’une donnée naturelle (car on pourrait alors le trouver également chez les animaux), il implique avant tout une faculté de représentation…. »
Cette faculté est l’aptitude à élaborer un plan de travail, c’est-à-dire UN PROGRAMME .
« … C’est pour cela que Marx porte l’accusation au mode de production industriel et capitaliste d’aliéner les travailleurs. En effet, le travailleur n’a plus, dans ce cas là, de représentation compréhensive de ce qu’il fait puisqu’il en ignore le produit final et donc le pourquoi de son activité. L’enjeu lié à l'identité est donc ici annulé puisque le seul enjeu est celui de la rémunération. Ce qui est humain devient par là animal, relevant d’un réflexe, d’un automatisme mécanique (cf. le film « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin).
En ce sens, on peut comprendre l'abolition de l’esclavage (dans l’esprit capitaliste), non pas pour des soucis moraux mais bien pour des soucis économiques parce qu’il coûtait plus cher de maintenir les hommes dans l’asservissement dans le cadre de l'esclavage que dans celui du salariat(cf. le film « Queimada » de Gillo Pontecorvo avec Marlon Brando ). Ainsi, la liberté n’a été donnée que pour donner l’occasion aux travailleurs de se croire hommes alors qu’ils ne sont utilisés qu’à des fins primitives et donc animales. Les individus n’ont été laissé être hommes que pour leur faire adopter un comportement animal…. »
Un tel travail ne peut ni être fêté, ni faire l’objet d’éloge : ce n’est pas humain, ça ne relève pas de l’humanisme.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire