LA CULTURE
LA CULTURE
On peut imaginer aisément qu’au début de la vie humaine sur terre, les hommes devaient être dispersés dans la nature. Tout démunis qu’ils devaient être, les problèmes de leur protection physique devaient se poser immédiatement. Une fois qu’ils ont su comment ce trouver à manger et s’aménager des refuges, ils devaient commencer à se stabiliser peu à peu, jusqu’à la découverte du feu qui a dû leur permettre de s’installer par familles dispersées. Imaginons une famille qui sait trouver les provisions nécessaires à sa survie, et qui peut dégager assez de temps libre pour s’adonner à d’autres activités non nécessaires à la survie. Puis, vient le temps libre. L’homme à cet instant n’est plus mu seulement par l’instinct de la survie. Tous ces sens sont donc libérés. Son cerveau n’est plus pré orienté et commence à traiter les différentes informations qui lui parviennent des sens. Jusqu’à présent, il agissait sans savoir pourquoi. Maintenant, il comprend qu’il se chauffe parce qu’il a froid, qu’il mange parce qu’il sent la faim, qu’il boit parce qu’il sent la soif, et, mieux, il cueille la fleur parce qu’il perçoit d’elle grâce à ses sens, quelque chose qui lui chatouille les yeux, qui sent bon et l’enchante, mieux encore, il comprend que c’est ce que je viens de dire qui se passe.
Entre les activités instinctives liées à la survie qui ne nous différencient d’aucune manière des animaux, et la conscience de notre propre existence, il y a un écart. Nous le franchissons par ce que nous possédons la vie humaine. Cette vie humaine qui est la seule qui importe, parce qu’elle est essentiellement l’épreuve de soi en tout et chacun de ses points.
Entre la pensée de son action, et la pensée de sa vie elle-même, il a un écart qui est franchi grâce aux informations que notre cerveau reçoit de la vie. Plus elle est riche en informations justes, plus juste est notre pensée.
D’où viennent ces informations dont je parle et qui nourrissent la vie humaine à chaque étape pour qu’à son tour elle nous les procure pour avoir conscience de nous-mêmes, penser notre action et notre vie ?
C’est nous qui les lui fournissons en nous cultivant c'est-à-dire en augmentant les pouvoirs de notre vie par celles de nos activités quotidiennes qui sont conscientes.
La culture est donc essentiellement l’« agriculture » de la vie humaine par nos activités quotidiennes.
On voit donc que la culture est une échelle de valeurs (parce que les informations que la vie reçoit peuvent être riches en sous informations ou pas), mais à deux sens (parce que les informations peuvent être favorables à la vie humaine ou pas). Elle s’étend dans le premier sens à, partir de l’apparition de la vie humaine vers des valeurs toujours plus riches dont on ne connaît pas la borne supérieure.
Les valeurs positives de la culture (c'est-à-dire les activités conscientes ou bien les réalisations humaines ou bien ses dispositions spirituelles qui portent des informations sûrement favorable à la vie humaine) commencent à partir de l’envie de ne pas nuire à autrui c'est-à-dire ce niveau de puissance de la vie humaine ou encore de la satisfaction où elle reconnaît spontanément toute forme animale qui porte, même dans une apparence très étrange, la marque de la condition humaine, et l’accepte comme ayant autant droit à l’existence que soi-même. Quand l’homme atteint ce degré de culture, lors de l’action, le vie humaine présente en lui sélectionne d’elle-même parmi les informations médiocres et de qualité que l’environnement lui fournis, seulement celles qui sont susceptibles de les favoriser en général c'est-à-dire d’augmenter encore plus ses pouvoirs. Ses pouvoirs augmentant, la vie nous oriente déjà vers un meilleur choix d’information lors de notre expérience quotidienne pour ne pas avoir la sale besogne de trier les ordures après. Ces valeurs sont celles de la culture humaniste.
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