jeudi 4 décembre 2008

L'information-La Langue-La Culture

LA CULTURE ET L'INFORMATION

L’exploration montre que Dieu nous crée au milieu de ressources. Chaque ressource est une source de richesses. Pour obtenir la richesse d’une ressource, il faut bien l’exploiter. Sinon, une mauvaise exploitation de ressources peut conduite à la pauvreté.
Si on n’explore pas ses alentours, on ne peut pas découvrir les ressources. On explore en observant, en écoutant. C’est une manière de lire dans le tout premier livre, celui écrit de la main même de Dieu : LA NATURE.
Une fois les ressources découvertes, le système qui les rassemble, avec les ressources humaines qui vont en faire la bonne exploitation en vue de produire des richesses est l’Entreprise.
En fait Dieu n’a créé ni pauvreté, ni richesse d’ailleurs. Mais la nature, avec la vie biologique puis la vie humaine dotée de la potentialité à bien exploiter la toute première ressource de l’entreprise qui est l’information.
L’état de pauvreté ou de richesse est donc la conséquence de la mauvaise ou la bonne exploitation des ressources, de l’ignorance (peut-être à cause de la non exploration) ou de la connaissances de ces dernières.
La bonne exploitation des ressources, en plus de conduire à la richesse, génère des informations de qualité, nécessaires à l’«agriculture» de la vie humaine, c’est-à-dire la culture humaniste.
Ceux qui n’écoutent pas, ou n’observent pas, ou refusent d’écouter ou de voir, n’ont aucune chance de découvrir les ressources dont la bonne exploitation mène à la richesse.
L’exploration nous fait découvrir la vie humaine. La vie humaine apparaît de prime abord conditionnée par des dépendances biologico-instinctives. Puis elle apparaît comme une conscience de soi. Une fois consciente de soi-même est pense son action et son être dans la nature.
La vie humaine a pensé son action et son être dans la nature de plus en plus efficacement avec science et philosophie, jusqu’à ce que quelques événements totalement improbables viennent bouleverser sa vision du monde. Dieu s’est révélé à elle « le verbe s’est fait chair et a habité parmi nous ». Depuis lors, un nouveau mode de pensée est apparu, la philosophie de la croix, qui confère à la vie humaine une force et une efficacité inégalable par la pensée de l’action, de l’être dans la nature, son expertise en humanité. Elle fait de toute vie humaine ordinaire, une sagesse extraordinaire.
Comment la vie humaine passe-t-elle de l’instinct à la conscience ?
Par l’apport d’une information de la plus grande qualité possible : le verbe de Dieu (la parole).
Comment la vie humaine passe-t-elle de la conscience à la pensée de son action et de son être dans la nature ?
Par l’apport des informations de qualité procurées par la culture humaniste.
La culture humaniste est essentiellement l’ «agriculture» de la vie humaine pas nos activités de bonne exploitation des ressources mises à notre disposition dans la nature.
Le bruit est l’ennemi de l’information de qualité. Il la perturbe. Il en l’anti-information.
La nourriture de la vie humaine par du bruit c’est la contre-culture.
Le bruit est l’un des visages modernes du Diable.


Quel est le rapport précis entre culture et information ?

D’abord on peut remarquer que l’observation montre deux propriétés importantes de l’information (tout ce qui nous fait cesser d’ignorer, le support de la connaissance):

1° : On a l’impression que l’occurrence de tout événement qui avait très peu de chances de se réaliser nous apporte une grande information. Alors que la réalisation un événement attendu nous informe très peu.
Par exemple, apprendre qu’un homme est relevé de la mort suscite un très grand étonnement parce qu’aucun mort ne peut se réveiller !
Si on apprend qu’un homme s’est posté à un carrefour et mord tous les passants, l’étonnement en est bien grand aussi. Mais contrairement à un homme qui se relève de la mort, on n’a pas tout de suite envie d’aller voir ce revenant ! Preuve que l’information ici, bien que grande, a l’air moins grande que la première.
Si on apprend qu’il a plu à douala un jour du mois d’août , on ne réagit presque pas car, c’est bien en pleine saison de pluie à douala. La quantité d’information est très petite.
Conclusion : L’information a donc une quantité.

L’occurrence des événements peu probables apporte une quantité d’information braucoup plus grande que celle des événement probables.
Nous voyons que la résurrection de Christ est une information de la plus grande quantité qui soit, car il n’y a au départ aucune chance qu’un homme ressuscite !
Un chaîne radio qui diffuse les mêmes informations à tout moment sera peu écoutée parce qu’elle informe peu.
Une information de trop grande quantité peut être nocive pour la santé, et même tuer !

2° : Quand nous entendons un morceau de musique qui nous plais, ce sont les variations acoustiques que notre vie interprète et s’en réjouis.
Un morceau peut être moins entraînant ou purement désagréable. C’est que notre vie interprète les variations acoustiques et reste presque indifférente ou est agacée.
L’information que nous obtenons quand nous écoutons de la musique a comme une échelle de qualité.
De même quand, nous humons des senteurs, ou quand nous admirons une peinture ou un paysage, ce sont les informations de plus ou moins grande qualité qui nous enchantent ou nous rebutent.
Conclusion : L’information a une qualité.

Une information de grande qualité est très favorable à la vie car très agréable.
La vie humaine a essentiellement besoin de l’information de qualité pour être contente et enchantée.
Les information de quantité sont utiles mais ne représentent souvent que la partie ronflante, le disant étant plutôt dans la partie qualité de l’information.
Le rapport entre la quantité d’information et sa qualité est comme ce qu’il y a entre le mot et son vrai sens.
Une information qui est plus quantitative que qualitative est plus proche du bruit qui perturbe que d’un renseignement qui procure une joie de cesser d’ignorer.
Cultiver la vie c’est lui procurer des informations de bonne qualité (sensées) pour qu’elle soit de plus en plus une conscience (épreuve de soi), une pensée de son action et de son être, qui aime être ce qu’elle est et cherche à être mieux.
On peut donc dire à partir de cette observation, que l’information est la nourriture de la culture.
A partir du type d’informations qu’une société traite, on peut savoir si elle est engagée dans une contre-culture qui mène à la barbarie ou dans une culture (positive) qui la mène vers le bien être éprouvé des humains qui y vivent (la civilisation).
Le support de la connaissance qu’est l’information a aussi ses propres supports qui sont : la langue, les données et les signaux.
Quand elle n’est pas écrite l’interprétation du parlé en vue d’obtenir l’information est par trop subjective et pas assez catholique pour permettre le partage de connaissances. C’est une fois écrite, c’est-à-dire codée dans les données et les signaux, que la langue déploie toute sa puissance comme outil de partage et d’exploitation de l’information.
Les données sont des signes qui peuvent informer si on les interprète.
Les signaux sont les changements qui peuvent informer si on les interprète.
Ainsi, les livres sont les supports de données écrites, qui seront interprétées pour donne les informations.
Les autres média tels la radio, la télévision etc…qui émettent les signaux qui seront interprétées pour procurer les informations.
Ces informations sont plus ou moins riches en quantité comme en qualité. Les informations de qualités étant ce que la vie humaine réclame pour son bien être.
Le traitement de l’information marque la distinction nette entre la vie humaine et les autres formes de vie.
Pour traite l’information de manière sûre et efficace, Dieu utilise comme support, « son verbe », la langue parfaite qui traite, transporte et véhicule l’information de la plus grande qualité, mais sans déformation aucune.
Nous utilisons nos langages, les données et les signaux.
Nous traitons les informations avec assurance mais sans savoir comment nous le faisons. Sinon nous pourrions en automatiser le traitement suivant un plan de travail déterminé.
Cependant, en codant l’information sur les supports que sont les données et le signaux et autres langages de programmation, nous pouvons nous faire aider de manière très efficace par des système automatisés (les computeurs) qui vont nous débarrasser de la partie traitement des données et signaux qui conditionnent la production de l’information.
Nous avons besoin de manger mais nous ne vivons pas seulement de pain, mais de toute information de qualité qui parvient à notre vie. D’où ce besoin insatiable de culture qui nous fait fuir la solitude, rechercher la compagnie, explorer, exploiter les ressources, entreprendre.
Les fonctions culturelles se nourrissent d’informations de qualité. Elle cultive la vie. Une fois bien cultivée, la vie se sent bien et réclame un mieux être en réclamant des fonctions culturelles supérieures, qui réclament des informations de meilleure qualité et le cercle est fermé.
L’information prend ici donc la plus grande importance comme nourriture de la vie (principalement la vie spirituelle), à travers la culture.
De la qualité de l’information dépend directement la qualité de la vie.
Il va sans dire que la langue, en tant premier support de l’information est le principal outil de partage de celle-ci.

La langue nous intéresse ici essentiellement en tant que outil de communication et de partage et non comme outil initiatique pour société secrète ou groupe sectaire.

Le « laaliih » et son écriture

La racine de toutes les langues bantous parlés dans la région des haut plateaux de l’ouest du Cameroun

INTRODUCTION
On a, en première estimation pensé que les peuples nègres d’Afrique en général n’avait pas d’écriture.
Mais trente années de recherches effectuées dans le domaine du parlé des populations d’un petit village situé sur le haut plateau de l’Ouest-Cameroun appellé officiellement Bayangam effectuée par l’ABBE Boniface BOUOPDA ont démontré que tout dépend de ce l’on appelle écriture!
En effet dans le parler YAGAM, écriture se dit veh et art se dit aussi veh.
L’art était déjà l’écriture ! Point n’était besoin de réinventer ce qui existe. L’artisan ou l’artiste fait une œuvre qui sera lue et interprétée pour renseigner, bref, qui informera. Tout œuvre d’art, tout ouvrage d’art est une donnée (un signifiant) ou un langage, c’est-à-dire un signe qui peut renseigner si on l’interprète. C’est donc aussi une invitation à qui veut agir, de le faire à la perfection car le résultat de tout ouvrage sera indélébile, susceptible d’être « lu ». On parle en action. Dans ce parlé, Action et Parole viennent en même temps dans l’esprit, le résultat de l’action étant l’épreuve et la preuve du langage.
Le terme BAYANGAM , est la prononciation héritée des colons français. Il devrait être prononcé pè jogèm, ce qui littéralement veut dire « les gens qui ont vu les crickets.
En effet le lieu rebaptisé yogèm s’appelait geing ptse car c’était une région qui se distinguait par ses kolatiers. Il était donc connu comme une importante source d’approvisionnement pour la Kola qui devait se vendre dans des contrées plus lointaines.
pè jogèm désigne dont les habitants de jogèm depuis qu’une invasion de sauterelles a eu lieu et a dévasté les récoltes, plongeant le village dans une grande famine. On raconte que les gens faisaient des brochettes de sauterelles et séchaient pour conserver comme source de protéines.
Vue la stabilité géologique de cette région, il ne serait pas étonnant que l’homme ait habité cette région dès l’extinction des volcans qui ont façonné les haut plateaux de toute la région, après que les matériaux volcaniques aient généré un sol fertile propice aux plantes et donc à l’agriculture. Ceci laisse supposer que les hommes vivent sur le sol de jogèm depuis très longtemps, au moins quelques dizaines de milliers d’années. Cette terre a aussi dû être un lieu de très grand métissage des populations. On peut en juger par les différentes morphologies et de les couleurs de peau de ses habitants. (Il y a des gens très grands de taille, des gens très petits, aussi, des gens très noirs, des gens très clairs, des gens moyens sur tout pont de vue …)
Il ne serait donc pas étonnant que les différents groupes humains qui ont colonisé cet endroit soient venus chacun avec ses eus et coutumes, avec le principal outil d’expression de ces acquis qui est leur langue parlée. Le parlé observé à l’arrivée des colons européens est donc déjà un parlé enrichis des apports des différents peuples qui volontairement ou par nécessité vitale se sont accordés à vivre ensemble et partager les mêmes manières de cultive la vie humaine. Ils ont érigé un système de culture pour leur survie et leur maintien. Un parlé a servi à coder leur vision du monde, leur système de maîtrise de l’environnement et de la vie, leur système de dressage, d’éducation et de formation, leur système de gestion des affaires du peuple, leur système de gouvernement des peuples, bref leur culture.

Le problème actuel : comment unifier la langue et les cœurs ?

La colonisation a renversé les valeurs culturelles de chez nous. Ce n’est pas un phénomène propre ici. Il est logique que pour dominer un peuple ont doive décapiter la culture locale qui est la source potentielle de toute régénération et de rébellion potentielle. Les systèmes de survie et de maintient automatiques qui étaient produits par la culture indigène sont démantelés. Pourtant les gens doivent toujours vivre maintenant que le colon est parti. Comment vivre sans culture, ou bien avec des réminiscences vagues que certains possèdent encore de ce qui a été un système stable et viable ?
Maintenant que la Terre n’est plus à conquérir mais à habiter, il est opportun de se souvenir que des gens savaient déjà habiter la terre, parce que leur ère de conquête avait atteint la limite de leurs possibilités d’alors. Les jogèm sont de ceux là. Leur sagesse de vie devrait être codée dans ce système culturel que la colonisation a renversé. Nous sommes à la quête de cette sagesse. Heureusement, elle peut se régénérer à partir du parlé jogèm. Notre ambition est donc de relever la roue de l’histoire qui avait été renversée chez nous par le choc de nos cultures contre une autre civilisation plus forte. Cette roue, si elle est relevée, se remettra à tourner et nos systèmes culturels recommencerons à produire des fruits dignes d’une civilisation vivante à savoir : Exploration de l’environnement pour remarquer les ressources, Imagination créatrice pour constituer l’entreprise qui va faire la bonne exploitation de ces ressources en vue de produire des richesses. Notre ambition est donc de régénérer la culture humaniste de chez nous à partir de ce qui reste du parlé de chez nous.
Les recherches de l’ABBE Boniface BOUOPDA l’on amené à trouver une désignation commune à tout le parlé des peuples des hauts plateaux de l’ouest Cameroun : le laaliih.
D’après lui, ce que tous remarquent comme similitude dans les coutumes, la tradition et même l’agir chez tous ces peuples, n’est pas un fruit du hasard. Il existe une langue unique pour tous ces peuples. C’est le laaliih, décliné en plusieurs parlés.
La formidable découverte de l’ABBE Boniface c’est que si ont trouvait un écrit cohérent du laaliih, alors le même système d’écriture permettrait à tout un chacun de devenir un laaliihphone, de sorte à lire et à comprendre tout texte écrit en tout dialecte laaliih écrit selon ce système.
Par exemple, le bayangam lirait un te texte en bafang ou en bamoun ou en bali ou en dschang et le comprendra seulement parce qu’il est lettré en laaliih. C’est donc à cet écrit du laaliih qu’il s’atèle et a déjà obtenu des résultats très probants qui confirment la justesse de la démarche.
Si on veut que l’écriture soit un outil catholique et non un outil aux mains des hommes d’art, il faut qu’il soit fait par tout un chacun, sans érudition artistique ou culturelle. Elle doit déterminer ce qu’elle code de manière univoque. L’ABBE BOUOPDA a choisi d’utiliser le même alphabet latin qui est d’usage pour le français et non l’alphabet phonétique international.
De plus, il a éliminé les accents complexes utilisés par ceux qui écrive le « ghomala’ », rendant l’écriture facilement mécanisable.
Il introduit de ce fait même une nouvelle méthode, qui permet de retrouver théoriquement les mots de même signification dans les parlées laaliih, sans expérience aucune.
Dans ce processus on découvre la manière donc les mots on évolué et même à partir de quelles racines ! On a découvert dans certains cas que ce processus pourrait conduire à trouver le système d’unification de toutes les langues dites bantous (« pè thoue » peut-être parce qu’il font le culte du crâne !) et même l’influence de la langue des juifs sur nos langues. Poussé sur la plan théorique, ces recherchent pourrait montrer comment les langues ont évolué depuis les premières société humaines en Afrique de l’est jusqu’à la multiplicité et diversité des parlés humain d’aujourd’hui sur toute la planète !
Le système pourrait être utilisé comme un outil pour réécrire les langues de manières à ce que ceux qui sont apparentées s’apprennent lus facilement. Comme les langues slaves en Europe par exemple., les langues swahilis, langues betis etc… en afrique.
Le but final serait de créer le corpus lexical et grammatical du laaliih, comme une application de cette sorte de « moteur d’inférence linguistique » qui donne à partir d’une racine les potentiels mots de la même racine, ayant la même signification mais utilisés dans les autres variantes du parlé de la langue mère.
Il faudra l’enseigner afin qu’il entre en usage le plutôt possible. La méthode devrait rendre l’apprenti lettré à la fin même de son alphabétisation !
Si le laaliih est écrit, l'impropriété des termes et la confusion des idées que l’on peut constater dans les différents écrits des « ghomala’ » bantous fera place à un outil qui par sa démarche éclairée et méthodique, la pensée s'exprimant facilement, formera un caractère de raison et de probité qui provoquera un réveil cultuelle général des peuples au parlé laaliih, comparable à la renaissance en Europe à la fin du « moyen âge ».
Il y aura une contribution africaine à la théologie, à l’éducation et à la culture humaniste du monde, une contribution africaine à la philosophie et à la science et à leurs retombés, que sont les arts, les techniques et les métiers, avec l’accès corollaire de tout un chacun à l’univers du savoir et à la joie de cesser d’ignorer.
Il s’agit de provoquer la révolution culturelle qui va améliorer le sort de l'espèce humaine de chez nous. C’est un impératif écologique.
Grâce au réveil de l’unification de la langue laaliih, notre langue et nos cœurs seront à l'unisson. C’est ainsi que se bâtissent les nations viables.